Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Histoire

Fondée par Marguerite Bourgeoys en 1659 à Montréal, la Congrégation de Notre-Dame, est la première communauté religieuse à être instituée au Canada. Cette congrégation issue de la Nouvelle-France a su faire face aux changements apportés par le régime britannique. Même lorsqu’elles ont été confrontées à l’adversité, les sœurs ont toujours œuvré à l’essor de la foi catholique par la voie de l’enseignement. Le rôle de cette congrégation dans le développement des institutions d’enseignement du diocèse de Sherbrooke est si important, qu’il ne pourrait que difficilement être surestimé.

Arrivées à Sherbrooke en 1857, les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame fondent la première école pour les filles catholiques des Cantons de l’Est, soit le Mont-Notre-Dame. Pendant plus d’un siècle, elles dispensent à de nombreuses filles une éducation les préparant à entreprendre des carrières variées ou à effectuer des études universitaires.

En 1884, elles s’installent à Richmond et y fondent un couvent afin d’y enseigner aux filles catholiques de la région. Deux ans plus tard, en 1886, elles fondent un autre couvent à Windsor. La même année, elles fondent l’Académie Sainte-Marie dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke. Ces trois établissements, sans cesse agrandis pour accueillir un nombre toujours croissant d’élèves, ont permis à une multitude de filles d’acquérir une éducation de qualité.

Une dizaine d’années plus tard, en 1895, des sœurs de la congrégation s’installent à Lac-Mégantic afin d’assurer l’éducation des filles issues des familles catholiques, dont le nombre ne cesse de croître. Puis, en 1908, la présence des sœurs de la congrégation dans les villages du diocèse est fortifiée, par la fondation de l’École Notre-Dame-du-Rosaire à Danville.

En 1922, la fondation de l’École normale Marguerite Bourgeoys à Sherbrooke dote le diocèse d’un établissement dédié à la formation d’institutrices. La Congrégation de Notre-Dame est alors omniprésente dans le milieu de l’éducation du diocèse de Sherbrooke.

Le développement d’un réseau d’enseignement public financé par l’état, ainsi que la diminution du nombre de sœurs, contraignent toutefois la communauté à céder leurs établissements à partir des années 1960. La fermeture du couvent Mont Saint-Patrice de Richmond en 1964 est suivie, en 1966, par la fermeture presque simultanée de trois établissements soit l’Académie Sainte-Marie et l’École normale Marguerite Bourgeoys à Sherbrooke et l’École Notre-Dame-du-Rosaire à Danville. En 1972 et en 1981, les sœurs quittent respectivement leurs établissements situés à Lac-Mégantic et Windsor. Quant au Mont Notre-Dame, il cesse d’être administré par des membres de la congrégation en 1976. Surplombant le centre-ville de Sherbrooke, cet établissement témoigne encore aujourd’hui de l’importance de la contribution de la Congrégation de Notre-Dame dans le diocèse de Sherbrooke.