Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Histoire

Image d’une statue de Marie de l’Incarnation avec deux étudiantes, 1980 - Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine - 94-25-3
Groupe d’Ursulines du monastère de Stanstead. Photographe inconnu, 1928 - Pôle culturel du monastère des Ursulines -ST/P/Alb6,84.1
Sr Jeanne Guérard (Marie du Rosaire), postulante ursuline. Photographe inconnu, 1937-1938 - Pôle culturel du monastère des Ursulines - ST/P/Alb4,46.1
Les fondatrices de la mission ursuline de Swatow, Chine, avec quelques compagnes. Photographe inconnu, vers 1924 - Pôle culturel du monastère des Ursulines - ST/P/Alb15,62.1.
Groupe d’Ursulines du monastère de Stanstead. Photographe inconnu, vers 1965 - Pôle culturel du monastère des Ursulines - ST/P/Alb7,34.4.

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En 1639, l’Ursuline Marie de l’Incarnation, accompagnée par Madeleine de La Peltrie, fonde un couvent dans la ville de Québec. Il s’agit de la plus ancienne institution consacrée à l’enseignement féminin en Amérique du Nord. Il s’agit, aussi, d’un des seuls couvents fondés par les Ursulines dans la province. Il faut, en fait, attendre près de 150 ans pour que cette communauté de religieuses cloîtrées vienne s’installer dans le diocèse de Sherbrooke.

Originaire de Québec, le premier évêque de Sherbrooke connait bien la communauté ursuline installée dans la ville. En décembre 1881, la supérieure du monastère de cette ville contacte Mgr Antoine Racine afin de savoir s’il serait intéressé à ce que des Ursulines fondent une maison dans le diocèse de Sherbrooke. Le mois suivant, en janvier 1882, l’évêque de Sherbrooke les invite officiellement à s’établir à Stanstead. La population catholique de la région de Stanstead a grand besoin d’un établissement d’enseignement similaire à celui de leurs concitoyens protestants, qui bénéficient, depuis 1829, d’une Grammar School réputée. La communauté accepte l’offre qui lui est offerte. La même année, en 1882, le curé de Stanstead, Michael McAuley, acquiert un terrain pour y construire un monastère pouvant accueillir les religieuses.

Le 5 août 1884, neuf sœurs quittent Québec, délaissant par le fait même leur couvent bien ancré au cœur de la province, afin de s’installer dans un territoire majoritairement protestant et anglophone à la frontière des États-Unis. Elles accueillent leurs premiers élèves le 8 septembre de la même année. L’institution est fréquentée par des filles, mais aussi, périodiquement, par des garçons. L’établissement accueille les francophones et les anglophones de la région et est ouverte à l’admission de protestants.

Au cours des décennies qui suivent, le couvent connaît un essor considérable, et le nombre croissant d’élèves incite les Ursulines à agrandir leur couvent à sept reprises entre 1894 et 1970. L’établissement y est dispensé par des laïcs à partir de 1990.

En 2004, la diminution du nombre de religieuses mène la communauté à quitter leur couvent pour s’installer au presbytère Saint-Patrice de Magog. Elles quittent définitivement le diocèse de Sherbrooke en 2016 pour rejoindre leur communauté à Québec.