Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Histoire

Portrait de Mgr Joseph Larocque, deuxième évêque de Saint-Hyacinthe et cofondateur de la communauté des Adoratrices du Précieux-Sang , Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine, cote 95-59
Façade du Monastère du Précieux-Sang, situé au 340, rue Dufferin à Sherbrooke, avant les travaux d’agrandissement commandés par les Adoratrices du Précieux-Sang , 1er juillet 1914 Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine cote SPA3018.002
La maison du Juge Robert Newton Hall située au 340, rue Dufferin à Sherbrooke, achetée par les Adoratrices du Précieux-Sang pour y installer leur Monastère en 1898, Centre d'archives Mgr-Antoine-Racine cote APB76.001

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La congrégation des Adoratrices du Précieux-Sang est fondée à Saint-Hyacinthe en 1861 par Mère Aurélie Caouette et Mgr Joseph Larocque, évêque de Saint-Hyacinthe. Il s’agit de la première communauté contemplative à être créée au Canada.

Dès sa nomination épiscopale en 1893, Mgr LaRocque entreprend de faire venir les Adoratrices du Précieux-Sang dans le diocèse de Sherbrooke. Deux ans plus tard, le 13 septembre 1895, cette communauté s’installent à Sherbrooke dans une maison offerte par l’avocat et journaliste Jérôme-Adolphe Chicoyne. Puis, en 1897, elles déménagent dans une petite maison sur la rue Peel, pour finalement acquérir, en mai 1898, la résidence d’été du juge Robert Newton Hall sur la rue Dufferin. À son tour, la maison devient rapidement trop exiguë pour accueillir le nombre croissant de sœurs. De plus, la mauvaise aération des lieux favorise la transmission de la tuberculose, dont l’épidémie entraîne le décès de nombreuses sœurs. Conséquemment, celles-ci doivent construire un nouveau bâtiment, qui est inauguré en 1913.

La congrégation des Adoratrices du Précieux-Sang est une communauté contemplative dont la principale activité est la prière. Bien qu’elles soient cloîtrées, les Adoratrices du Précieux-Sang ne sont pas totalement isolées de la population sherbrookoise. Dès 1895 et 1896, la congrégation crée la Garde d’Honneur du Très-Précieux Sang et la Confrérie du Précieux-Sang afin de promouvoir l’adoration du Christ auprès des laïcs. Les sœurs de cette congrégation sont également sensibles à la souffrance des personnes les entourant. Dans un esprit de compassion, elles distribuent de la nourriture aux familles les moins nanties de la ville et offrent un service d’écoute téléphonique totalement confidentiel.

Entre 1950 et 1960, la communauté de Sherbrooke compte jusqu’à quarante-cinq religieuses. Le nombre décline cependant continuellement au cours des décennies suivantes, au point qu’en 1991, les sœurs doivent délaisser leur demeure située sur la rue Dufferin. En 1997, les sœurs quittent le diocèse pour s’installer dans leur maison générale à Saint-Hyacinthe.