Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Dévotion au Saint-Sacrement

Prières et contemplation, 1928, Collection photographique des Servantes du Très-Saint-Sacrement
Servantes du Très-Saint-Sacrement dans un moment de contemplation, Collection photographique des Servantes du Très-Saint-Sacrement
Ostensoir devant lequel se fait l'adoration du Saint-Sacrement, Collection photographique des Servantes du Très-Saint-Sacrement

La vocation fondamentale de la communauté des Servantes du Très-Saint-Sacrement est l’adoration et l’exposition du Saint-Sacrement. Ces « religieuses avant tout des adoratrices », souligne Mgr LaRocque, « se succèdent sans interruption au pied de l’autel », afin de s’assurer que, sur son « trône toujours étincelant de lumières et de fleurs », le « Roi des rois ne reste jamais seul ».

L’adoration perpétuelle que ces religieuses vouent au Saint-Sacrement se conjugue à un désir de promouvoir la dévotion eucharistique au sein de la population du diocèse. À ce titre, les religieuses ont créé et parrainé plusieurs associations catholiques pour les laïcs ayant pour but d’approfondir la dévotion à l’Eucharistie et développer la pratique de l’adoration spirituelle prônée par Pierre-Julien Eymard.

Dès leur arrivée à Sherbrooke, les Servantes du Très-Saint-Sacrement obtiennent l’autorisation de fonder les œuvres de l’Agrégation du Très Saint Sacrement et des Semaines eucharistiques. L’Agrégation du Très-Saint-Sacrement connait instantanément une grande popularité et, en 1926 seulement, l’association recrute près de 600 membres. Dans les années qui suivent, les associations de la Garde d’honneur du Très Saint Sacrement et celle des Jeunes Gardes du Très Saint Sacrement sont également créées. Suite au renouveau conciliaire de Vatican II, l’œuvre des Semaines eucharistiques est fusionnée à l’Agrégation du Très-Saint-Sacrement, qui, à Sherbrooke, prend le nom de Fraternité eucharistique. Les membres de cette association laïque participent à des heures d’adoration eucharistique. Toujours active dans le diocèse de Sherbrooke, l’association invite par ailleurs les paroissiens à venir participer à des heures d’adoration à la chapelle du Monastère durant les heures d’ouverture.