Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Retraites fermées

Villa Notre-Dame, 1930, Collection photographique des Servantes du Très-Saint-Sacrement
Villa Notre-Dame, Collection photographique des Servantes du Très-Saint-Sacrement

Habité par une communauté dédiée à la contemplation et à la prière, le couvent des Servantes du Très-Saint-Sacrement est un lieu de grande quiétude. Pendant de nombreuses années, les Servantes du Très-Saint-Sacrement ont accepté de partager la sérénité de ce milieu en accueillant des femmes laïques désirant se recueillir, s’éloigner des préoccupations mondaines et matérielles et approfondir leur spiritualité.

Achetée en 1925 par les Servantes du Très-Saint-Sacrement, la villa Notre-Dame est aussitôt aménagée pour accueillir des retraitantes. L’établissement est doté de l’eau courante, de l’éclairage et d’un système de chauffage central. Cette villa qui, selon Mgr LaRocque offre « au regard un air de propreté qui charme », permet aux femmes de se recueillir sans pour autant abandonner « tout le confort de la maison.»

Dès le 4 février 1926, les Servantes du Très-Saint-Sacrement accueillent un premier groupe de douze jeunes filles. De tels groupes, rassemblant un nombre variable de dames et de jeunes filles, se succèdent ensuite assez régulièrement. Au cours des années 1930, le nombre de retraitantes augmente considérablement.

Mgr Desranleau, que la communauté considère comme un « véritable père », est favorable à cette œuvre et n’hésite pas à la promouvoir. C’est par ailleurs cet évêque qui suggère à la communauté de construire une nouvelle villa plus spacieuse et moderne en 1945. Malgré cette initiative, la décroissance du nombre de retraitantes au cours des années 1950 ainsi qu’un système de chauffage déficient contraignent les Servantes à fermer les portes de leur villa en 1958.

Au moment de sa fermeture au public, la villa aura accueilli plus de 28 000 retraitantes réparties en 2 111 groupes. Pour permettre aux religieuses de Sherbrooke et des environs de trouver un havre de solitude, de contemplation et de ressourcement spirituel, quelques chambres du troisième étage du bâtiment ont été aménagées dès le début des années 1960.