Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Histoire

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La communauté des Petites Sœurs de la Sainte-Famille a été fondée par Mère Marie-Léonie Paradis, le 31 mai 1880 à Memramcook au Nouveau-Brunswick. Mgr John Sweeny, qui était alors évêque de Saint-Jean (N.-B.), refusera cependant de leur donner l’approbation nécessaire pour qu’elle soit officiellement reconnue comme communauté religieuse.

Ce n’est donc pas dans l’Acadie qui les a vues naître mais, dans le jeune diocèse de Sherbrooke que les Petites Sœurs de la Sainte-Famille obtiendront, en 1896, la reconnaissance canonique qu’elles espéraient. La communauté s’était installée dans le diocèse l’année précédente, en 1895, afin de prendre en charge les tâches domestiques relatives à l’entretien de l’évêché et du Séminaire de Sherbrooke, ainsi qu’à la subsistance et au confort de ceux qui y vivent. L’année même de leur arrivée dans le diocèse, elles y installent leur maison générale et y fondent un noviciat.

Les contributions de cette communauté ayant la piété et le dévouement pour devise furent aussi discrètes qu’essentielles au développement du diocèse de Sherbrooke. Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille se sont notamment occupées de la cuisine, de la buanderie et de l’entretien ménager de la chapelle et des chambres des prêtres à l’évêché de Sherbrooke (1895 à 2016) et au Séminaire Saint-Charles-Borromée de Sherbrooke (1895 à 1994). Elles effectueront les mêmes tâches au Grand Séminaire des Saints-Apôtres (1939 à 1973), et au Mont Sainte-Anne à Sherbrooke (1966 à 1985). À partir de la fin des années 1960, les religieuses œuvrent également dans les établissements de repos pour les prêtres et religieux, tels que le couvent des Dominicains de Sherbrooke (1968 à 1974) et le Pavillon Mgr Racine (1968 à 2016). Au cours de cette période, elles effectuent également des tâches ménagères dans un grand nombre de presbytères et de collèges à travers diocèse. Pendant plus d’un siècle, le dévouement des membres de cette communauté a favorisé le développement de nombreuses institutions religieuses et éducatives du diocèse. Le couvent qu’a construit la communauté sur la rue Galt demeure un élément patrimonial emblématique de la ville de Sherbrooke.