Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Histoire

Groupe de Soeurs Grises, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Mère Marie-Michel-Archange Thuot, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Vue générale de l’Hôpital d'Youville, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe

C’est à sainte Marguerite d’Youville que l’on doit la fondation, en 1737, de la communauté des Sœurs de la Charité de Montréal, communément appelées Sœurs Grises. Au fil des ans, plusieurs branches découlant de cette communauté sont créées. Fondée en 1840, la congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe est une communauté dont l’œuvre concerne surtout le soin des personnes.

Ce n’est toutefois pas pour soigner, mais pour enseigner qu’elles sont venues pour la première fois dans la région estrienne. En 1871, avant même la création du diocèse de Sherbrooke, des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe fondent une école paroissiale à Saint-Venant d’Hereford. Sévèrement isolées dans ce milieu rural situé aux frontières des États-Unis, ces sœurs de Saint-Hyacinthe ferment l’école en 1875.

La même année, des sœurs de cette communauté s’installent à Sherbrooke afin de fonder l’Hospice du Sacré-Cœur. Cet établissement, le premier hôpital du diocèse de Sherbrooke, prodigue des soins aux malades en plus d’accueillir des orphelins et des vieillards. Afin de remplir cette double fonction, l’hôpital doit faire face à des besoins considérables, qui ne cessent de s’accroître alors que la ville se développe. Pour faire face aux dépenses que ces services engendrent, les sœurs fondent la Maison St-Charles en 1879. Cette maison d’hébergement verse tous ses profits à l’œuvre de l’Hospice du Sacré-Cœur et au Séminaire de Sherbrooke, et ce, jusqu’à sa fermeture en 1886. De plus, afin d’assurer des soins aux victimes d’épidémies et de maladies contagieuses les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe fondent l’Hôpital Civique en 1889.

En plus de s’occuper de l’orphelinat de l’Hospice du Sacré-Cœur, les sœurs gèrent la Crèche Sainte-Élisabeth, qu’elles fondent en 1906. Cette institution permet aux sœurs de prendre soin des enfants dont les parents sont, pour diverses raisons, indisponibles pour s’occuper de leurs enfants.

En 1909, les sœurs fondent l’Hôtel Saint-Vincent-de-Paul, afin de répondre à la demande croissante de la population diocésaine et de séparer l’œuvre hospitalière de l’œuvre de l’orphelinat, qui étaient auparavant réunies dans l’Hospice du Sacré-Cœur. Afin de permettre la formation médicale du personnel travaillant au sein de l’hôpital, les sœurs créent diverses écoles dont une école d’infirmières en 1913 et une école d’archivistes médicales en 1958.

Au cours des années 1950 et 1960, le développement du gouvernement provincial, la diminution du nombre de sœurs, de même que l’augmentation exponentielle des coûts liés à la modernisation des hôpitaux, contraignent les sœurs à céder leurs établissements. L’Hôpital Civique et la Crèche Sainte-Élisabeth ferment respectivement leurs portes en 1951 et 1955. L’Hospice du Sacré-Cœur et l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul cessent d’être administrées par des Sœurs en 1965. L’école d’infirmières, quant à elle, ferme ses portes en 1970.

Après avoir quitté Sherbrooke, les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe s’installent dans de plus petites municipalités du diocèse, où elles œuvrent dans le milieu de la santé jusque dans les années 1980. Elles administrent l’Hôpital Saint-Louis de Windsor (1969 à 1978) et l’Hôpital Sainte-Catherine-Labouré de Coaticook (1970 à 1987), en plus du Foyer de Bromptonville (1977 à 1983). 

La présence des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe dans le diocèse de Sherbrooke est presqu’aussi ancienne que la création du diocèse lui-même. C’est au zèle et à l’altruisme de ces sœurs que le diocèse de Sherbrooke doit la création de son premier réseau d’établissements de santé.