Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Couvent de Saint-Patrice (Magog)

Couvent Saint-Patrice, Collection photographique des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus

L’évêque de Sherbrooke, Mgr Paul LaRocque, en accueillant les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus dans son diocèse en 1907, avait laissé entendre à Sœur Marie Alexandrine, que la Crèche de Magog ne serait pas la seule maison de la Congrégation. Aussi, leur offre-t-il en 1909, de prendre la direction du couvent de Magog. Ce couvent, situé dans la paroisse Saint-Patrice, était dirigé depuis vingt-cinq ans par des Sœurs de Sainte-Croix, des religieuses dont l’œuvre unique était l’enseignement. Pour divers motifs, l’évêque voulait confier le couvent et la Crèche à une même communauté. L’offre était belle, mais la tâche délicate. Comment remplacer des religieuses qui étaient aimées des enfants et des parents? Courageusement, neuf Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus relèveront non sans souffrance, cet immense défi.

Les débuts dans la première école de la communauté au Canada sont difficiles. Les sœurs doivent alors s’adapter non seulement au lieu et au climat, mais également aux méthodes d’enseignement en vigueur. Les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus vont recevoir dans cette école des pensionnaires et des externes, pour les cours primaires et supérieurs, en plus d’offrir aux étudiantes des cours de musique et d’enseignement ménager. 

En 1912, on entreprit des travaux d’agrandissement de l’école; on adossa le nouvel édifice à l’ancien après avoir reculé celui-ci de cinquante pieds. Les Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus œuvreront au couvent de Saint-Patrice jusqu’en 1974.