Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

Hôtellerie

Les moines partagent leur journée entre le travail manuel, notamment agricole, et les moments de prières fixés par la liturgie des Heures. Pour assurer leur subsistance et poursuivre leur mission, les Bénédictins ont transformé dès 1941 une partie de leur ancien monastère en hôtellerie. Ayant pour objectif d’accueillir les hommes souhaitant se détacher des distractions du monde temporel, cette hôtellerie permet d’effectuer des retraites consacrées à la méditation et à la prière. La popularité des retraites fut telle qu’une nouvelle hôtellerie doit être construite entre 1955 et 1962. Aujourd’hui encore, le service d’hôtellerie de l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac est fort prisé par ceux désirant effectuer des retraites dans une atmosphère de sérénité de quiétude.

Voici un court extrait d’un témoignage du cardinal Paul-Émile Léger concernant la contribution des Bénédictins de Saint-Benoît-du-Lac :

« La vie monastique au XXe siècle est devenue encore plus nécessaire qu’aux temps reculés du moyen âge parce qu’en ces temps troublés, l’homme et les peuples, en rejetant Dieu et son message évangélique, dressent des frontières de haine et se préparent à signer leur propre destruction. C’est pourquoi des oasis de prières, de méditation et de labeur comme St-Benoît-du-Lac s’avèrent de toute première nécessité. »