Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

École des archives médicales (Hôpital Saint-Vincent-de-Paul)

Le bureau des archives médicales de l’Hôpital Général St-Vincent de Paul et son personnel, mai 1954, 2000-043-3 05
Visite officielle des Archives médicales, 17 mai 1954, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Bibliothèque médicale, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe

Fondée par les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe, l’École d’Archivistes médicales installée dans les locaux de l’Hôpital Général Saint-Vincent-de-Paul a ouvert ses portes à dix premières étudiantes, le 7 janvier 1958. Il s'agit alors que de la deuxième école francophone à offrir ce cours dans la province.

La formation offerte incluait des cours liés à la science médicale, à la psychologie et à la morale médicale. Des médecins et une infirmière enseignent les cours médicaux, alors que des prêtres et un avocat enseignent les autres cours. La formation offerte au coût de 260 $ était encadrée par Sœur Gabrielle Tanguay (en religion Sœur Saint-Gabriel Lalemant), une archiviste médicale de la congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe. Pour y être admis, les étudiants devaient avoir 18 ans, détenir des connaissances en dactylographie et avoir terminé leur douzième année du cours primaire ou avoir terminé leur cours de Lettres-Sciences. D’une durée d’un an, le programme était offert intensivement, à raison de trois heures de cours théoriques et de trois heures de travaux pratiques par jour. Affilié à l’Université de Sherbrooke, ce programme permettait de travailler dans tous les hôpitaux du Québec. En moyenne, une douzaine d’élèves y étaient inscrits annuellement.

En 1968, Sœur Gabrielle Tanguay cesse d’assumer la direction de l’École d’Archivistes médicales, qui est contrainte de fermer ses portes. L’école bénéficiait d’une excellente réputation et avait formé cent archivistes médicales. Le programme était alors dispensé par deux professeurs travaillant à temps complet et quinze professeurs travaillant à temps partiel.

Suite à son départ en tant que directrice et à la fermeture de l’école, Sœur Gabrielle Tanguay, continuera à s’impliquer dans divers dossiers liés à l’Association des archivistes médicales de la province de Québec jusqu’au milieu des années 1970. Elle sera même une de ses représentantes dans divers pays. L’association reconnaîtra par ailleurs l’importance de sa contribution en la nommant membre émérite en 1976.

La fondation de la l’École d’Archivistes médicales par les Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe est une initiative qui permit le développement des institutions médicales non seulement dans le diocèse de Sherbrooke, mais dans l’ensemble du Québec.