Contribution des communautés religieuses à l’histoire de l’archidiocèse de Sherbrooke

École des infirmières (Hôpital Saint-Vincent-de-Paul)

Pavillon des infirmières, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Laboratoire de l'École des infirmières, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Galerie de l'École des infirmières, Collection photographique des Soeurs de la Charité de Saint-Hyacinthe
Étudiantes infirmières à la bibliothèque de l’École des Infirmières de l’Hôpital Général St-Vincent de Paul, 1954, 2000-043-3 004

Le 28 septembre 1913 a lieu la fondation l’École des Infirmières de l’Hôpital Général Saint-Vincent-de-Paul. Elle est alors sous la direction de sœur Joséphine Campeau, de la congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe.   

L’école d’infirmières a connu une croissance remarquable au cours des cinq premières décennies de son existence. Reconnue par l’Association des Infirmières de la Province de Québec en 1920, puis par l’Université de Montréal en 1923, l’école est fréquentée par un nombre d’étudiantes qui ne cesse d’augmenter. En 1913, neuf étudiantes sont inscrites à l’école, mais en 1960, le nombre d’étudiantes inscrites passe à 133. Ainsi, en 1961, le nombre d’étudiantes diplômées s’élève à 796.

La croissance soutenue du nombre d’inscriptions, de même que l’évolution incessante des technologies et méthodes en infirmerie mènent l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à entreprendre la construction d’une école plus grande et plus moderne. Un nouvel établissement est inauguré en septembre 1960 et permet aux étudiantes de disposer de laboratoires et d’un matériel à la pointe de la technologie.

La prise en charge de la formation infirmière par un réseau d’enseignement collégial suite au dépôt du rapport Parent contraint toutefois l’école à cesser d’accepter de nouvelles inscriptions à partir de 1968, puis de fermer ses portes en 1970.

La création et le développement de l’École des Infirmières de l’Hôpital Général Saint-Vincent-de-Paul n’aurait probablement pas été possible sans le savoir-faire et le dévouement des Sœurs de la Charité de Saint-Hyacinthe. Cette institution qui a existé pendant près de six décennies a permis la formation d’un personnel médical qualifié. Les infirmières religieuses et laïques formées dans ces institutions ont sans aucun doute sauvé la vie d’un grand nombre de Sherbrookois. Enfin, cette école a contribué à la professionnalisation du métier d’infirmière dans le diocèse et a permis la transmission d’un savoir-faire à partir duquel les formations actuelles en sciences infirmières ont pu être développées.